Patricia Aïssa

Le Professeur-chercheur Patricia AISSA est diplômée de l’Université de Tunis II (Tunisie). D’abord Docteur en Biologie Marine puis Docteur d’Etat Es-Sciences (1991), celle-ci occupe  tour à tour les fonctions d’Assistante, Maître-Assistante et Maître de Conférences à l’Ecole Normale Supérieure de Bizerte puis à la Faculté des Sciences de Bizerte (Tunisie).

Professeur-Expert chargée en 1997 de la Réforme Universitaire en Sciences Biologiques, Patricia AISSA exerce encore aujourd’hui à la Faculté des Sciences de Bizerte diverses fonctions:

Enseignement des cours magistraux de Biologie  Animale et d’Ecologie Animale dispensés aux étudiants de maîtrise

Enseignement du cours d’Ecologie animale dispensé aux étudiants du Diplôme d’Etudes Approfondies « Sciences de l’Environnement », formation spécialisée, consacrée à l’Etude des altéragènes et de leurs effets sur les organismes à tous les niveaux d’intégration.

Coordination depuis sa création en 1995 du D.E.A « Sciences de l’Environnement » dont elle est l’instigatrice.

Direction du laboratoire de recherche d’Ecobiologie Animale où sont préparés  des thèses  et des mémoires de DEA 

Participation en tant que responsable à des projets de recherche nationaux et internationaux dont un projet CMCU (1998) en cours intitulé : Utilisation de certains indicateurs biochimiques et microbiologiques de pollution dans la biosurveillance de la qualité des eaux marines

Expertise de projets, de rapports et d’articles scientifiques

Consultation pour des bureaux d’études. 

 

COURRIEL : Patricia. Aissa@fsb.rnu.tn

 FAX : (216) 02 433 906

 

 

RECHERCHE

Patricia AISSA, benthologue, spécialiste de la méiofaune et notamment des nématodes libres, a développé au sein de son Laboratoire diverses thématiques de recherche consacrées en priorité à la biosurveillance des environnements  marin et lagunaire.  Plusieurs travaux utilisent la méiofaune et notamment les nématodes libres comme indicateurs de la qualité du milieu marin, qu’il s’agisse de zones littorales polluées par des rejets d’hydrocarbures (Baie de Bizerte) ou de zones lagunaires anthropiquement perturbées soit par la construction de barrages de retenue (Lagune Ichkeul) soit par des rejets organiques, domestiques et industriels (Lac sud de Tunis). D’autres travaux de recherche utilisent la macrofaune benthique  dans cette même optique de biosurveillance; les plus récents d’entre eux sont axés sur l’étude des biomarqueurs de pollution chez la palourde (Ruditapes decussatus) et la moule (Mytilus galloprovincialis). Cette approche pluridisciplinaire qui s’effectue à la fois in situ et in vivo fait appel à divers marqueurs biochimiques (catalase, acétylcholinestérase, GST, LPO) et indicateurs microbiologiques,  révélateurs d’une pollution bactérienne.

Le programme international de recherche actuellement en cours tente de résoudre plusieurs problématiques. C’est ainsi que l’étude in situ vise en premier lieu à caractériser la qualité de la lagune de Bizerte, plan d’eau à vocation aquacole ; pour ce faire, il est procédé d’une part au suivi spatio-temporel des principaux paramètres physico-chimiques des eaux et d’autre part à celui de plusieurs marqueurs biochimiques chez des bivalves (palourdes et moules) en parallèle avec celui de diverses données microbiologiques (concentrations en coliformes fécaux, streptocoques, vibrions,…) et ce pour trois compartiments   de la lagune (eaux, sédiments, coquillages). L’étude sur site cherche aussi à quantifier chez les bivalves l’impact de la pollution microbienne et/ou mixte sur les activités enzymatiques   suivies. Cette approche multimarqueur in situ tente également de déterminer le rôle dévolu aux activités bactériennes dans les phénomènes d’inhibition ou d’induction des activités enzymatiques mesurées chez les lamellibranches. Une étude complémentaire in vivo d’infestation microbienne  a été  entamée pour valider une utilisation couplée de certains marqueurs biochimiques et  microbiologiques.

 

DERNIERES PUBLICATIONS INTERNATIONALES

BEYREM H., et AISSA P., 1998 a. Impact de la pollution pétrolière sur les densités de la méiofaune du littoral de Bizerte (Tunisie). Vie et Milieu, 48 (4) : 183-190.

BEYREM H., et AISSA P., 1998 b. Importance des nématodes libres dans le suivi écologique d’un milieu lagunaire perturbé : L’écosystème Ichkeul (Tunisie).Rapp. Comm. Int. Explor. Scient. Mer Médit., 35(2) : 522-523.

 

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SEME

modifié le mardi 01 mars 2005